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La fusion Saipem–Subsea7 franchit l’étape américaine, pas les autres autorisations

L’expiration des délais Hart-Scott-Rodino lève la condition antitrust américaine, mais d’autres juridictions doivent encore autoriser la création de Saipem7.

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Saipem et Subsea7 ont levé une condition américaine importante après l’expiration de tous les délais applicables de la loi antitrust Hart-Scott-Rodino. Les entreprises peuvent désormais réaliser l’opération aux États-Unis, mais cette annonce ne signifie pas que la fusion transfrontalière est juridiquement achevée.

Des autorisations restent nécessaires hors des États-Unis. La distinction compte, car les deux groupes exploitent des flottes et des activités mondiales d’ingénierie pour l’énergie offshore. Plusieurs autorités peuvent encore examiner l’effet du rapprochement sur les navires, les contrats et les relations commerciales.

L’opération est une fusion entre égaux : Subsea7 est absorbée par Saipem et l’ensemble devient Saipem7. Les actionnaires participants de Subsea7 doivent recevoir 6,688 actions nouvelles Saipem par titre, pour une détention approximativement paritaire, ainsi qu’un dividende exceptionnel de 450 millions d’euros avant la prise d’effet.

Saipem7 restera constituée en Italie, avec son siège à Milan et une cotation à Milan et Oslo. Cette double présence conserve l’accès aux bases d’actionnaires historiques tout en plaçant les activités sous une plateforme unique.

La direction projette environ 21 milliards d’euros de revenus, plus de 2 milliards d’EBITDA et plus de 800 millions de flux de trésorerie disponible, sur une base pro forma. Elle identifie aussi un carnet de 43 milliards et 300 millions de synergies annuelles : ce sont des prévisions, pas des résultats garantis.

La logique industrielle repose sur la complémentarité des flottes, technologies et zones géographiques dans l’ingénierie sous-marine et la construction offshore. Une plateforme plus grande peut viser des projets complexes, mais elle ajoute des risques d’intégration des navires, des équipes, des contrôles et des économies promises.

L’étape américaine réduit l’incertitude sans clore l’examen concurrentiel mondial. L’expiration d’un délai légal n’équivaut pas à une autorisation globale sans conditions, et toutes les exigences restantes doivent être satisfaites avant de combiner actions, gouvernance et opérations.

Les investisseurs suivront le calendrier et le contenu des décisions en attente. Tant que la fusion légale n’est pas effective, Saipem et Subsea7 restent séparées, et l’échelle, les synergies et les objectifs de Saipem7 demeurent des éléments prospectifs de la thèse transactionnelle.