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Des États poursuivent l’administration sur le recul du registre des bénéficiaires effectifs

Vingt-et-un États et Washington ont demandé à un tribunal fédéral d’annuler une règle d’août exemptant entreprises et individus américains des obligations de 2021, estimant qu’une agence ne peut abroger une loi par règlement.

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Vingt-et-un États et le District de Columbia ont poursuivi l’administration Trump sur une règle d’août retirant la plupart des sociétés et individus américains du registre des bénéficiaires effectifs. Le tribunal devra dire si l’exécutif a appliqué la loi ou neutralisé par règlement un système voté par le Congrès.

La Corporate Transparency Act de 2021 cherchait à identifier les personnes qui possèdent ou contrôlent réellement les sociétés. Le dispositif devait limiter l’usage des structures anonymes pour blanchiment, sanctions, fraude et finance illicite, tout en imposant des coûts aux petites entreprises légitimes.

La règle exempte entreprises et individus américains de transmettre les données à Financial Crimes Enforcement Network, unité du Trésor. Selon la plainte, plus de 99,9 % des sociétés initialement couvertes sortent ainsi du régime.

La coalition, surtout composée de procureurs généraux démocrates, a saisi le tribunal fédéral de l’Oregon. Sa théorie est institutionnelle: l’exécutif peut interpréter une loi, mais non obtenir l’équivalent de son abrogation par règlement sans retrait du mandat par le Congrès.

Les défendeurs comprennent Scott Bessent, le Trésor, FinCEN et les responsables de la Justice et de la Sécurité intérieure. Le dépôt établit des allégations et demandes; il ne signifie pas que le juge les accepte, annule la règle ou rétablit les obligations.

L’administration présente l’inverse. Bessent affirme avoir supprimé une charge pour des millions de propriétaires respectueux des lois sans nuire à la sécurité. Il traite coût, vie privée et administration comme intérêts publics, non comme éléments négligeables.

Les États dénoncent des lacunes. Letitia James estime que les propriétaires de sociétés-écrans peuvent rester anonymes; Elizabeth Warren cite sanctions, fraude, drogue, traite et crime organisé. Ce sont des risques allégués, pas des conséquences déjà démontrées.

Les preuves seront le texte, le dossier administratif, la justification et les pouvoirs de l’agence. Jusqu’au jugement, l’exemption d’août reste la politique applicable et l’affirmation qu’elle vide illégalement la loi demeure contestée.