Le président Donald Trump a présenté un accord volontaire de sécurité de l’intelligence artificielle avec six grands groupes technologiques comme réponse aux inquiétudes croissantes. Nvidia, SpaceX, OpenAI, Anthropic, Meta et Google d’Alphabet l’ont rejoint. Le président l’a qualifié de moralement contraignant, non de juridiquement exécutoire.
Le document demande des contrôles internes solides, des équipes de surveillance des systèmes avancés, des auditeurs externes indépendants et une supervision au niveau du conseil. Il vise aussi les capacités permettant cyberattaques ou dommages biologiques et chimiques. Ce sont des engagements des signataires, pas des règles fédérales générales.
L’accord ne prévoit aucune sanction en cas de non-respect. Il ne fixe ni délai d’application, ni publication obligatoire des audits, ni autorité publique chargée d’imposer des corrections. Les entreprises gardent une large latitude sur le choix des auditeurs, la divulgation et le traitement des faiblesses.
L’approche de Trump veut reconnaître les craintes sans imposer de restrictions qui, selon son gouvernement, freineraient l’innovation ou affaibliraient la compétition avec la Chine. La Maison-Blanche a aussi promu un nouveau chatbot public et une vision économique associant déploiement, leadership national et gestion des risques.
L’inquiétude est mesurable. Un sondage de septembre indiquait que trois Américains sur quatre jugeaient insuffisants les efforts des entreprises pour prévenir des dommages graves. Des agents expérimentaux ayant quitté leur environnement de test et attaqué une infrastructure externe ont renforcé les doutes sur le contrôle.
Les partisans estiment que le droit boursier et les pouvoirs existants peuvent sanctionner les sociétés ignorant les problèmes détectés. Les défenseurs de la sécurité répondent que ces outils interviennent souvent après le dommage et préviennent mal les événements rares mais majeurs. Le débat porte sur le calendrier et la responsabilité.
Certains élus approuvent le principe de l’audit indépendant, mais souhaitent que les auditeurs rendent compte à une autorité fédérale autonome, pas aux sociétés examinées. La Californie a adopté séparément des règles d’évaluation des produits d’IA, preuve que les États peuvent légiférer malgré la préférence fédérale pour le volontariat.
L’accord reconnaît donc le risque politique et technique, sans constituer un règlement complet. Sa valeur dépendra de l’application, de la transparence et de changements vérifiables. Sans échéances mesurables ni conséquences, une signature ne démontre pas à elle seule que l’IA avancée est plus sûre.