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Les banques européennes dépassent les prévisions, mais le marché relève encore la barre

BNP Paribas, Deutsche Bank, Standard Chartered et Santander ont dépassé les attentes, UBS a accéléré ses rachats, mais les réactions boursières contrastées révèlent des inquiétudes sur dépôts, dette souveraine, Brésil et revenus liés aux taux.

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Un large groupe de banques européennes a publié des résultats trimestriels conformes ou supérieurs aux attentes, repoussant l’idée d’une fin brutale du cycle de profits lié aux taux. Deutsche Bank, BNP Paribas, Standard Chartered et Santander ont battu les prévisions; UBS a atteint le consensus et avancé ses retours de capital.

Le point de départ compte: les actions bancaires avaient perdu environ 10 % en un mois, sur fond de dette souveraine et de ralentissement. La faible croissance des revenus de HSBC la veille a renforcé les craintes sur la concurrence des dépôts et l’essoufflement du revenu d’intérêt.

BNP Paribas a fourni le meilleur effet de marché. Le bénéfice net a progressé de 14 % à 3,46 milliards d’euros, contre 3,23 milliards attendus, pour 13,76 milliards de revenus. Les actions et prime services ont bondi de 50 %, avec un rachat de 1,3 milliard.

Ce n’était pas un boom uniforme de la banque d’investissement. Les revenus de taux, devises et matières premières sont restés faibles. Chez Deutsche Bank, ils ont baissé de 3 %, moins que les pairs américains; détail et entreprises ont porté une hausse totale de 2 % supérieure aux attentes.

UBS montre pourquoi le bénéfice affiché ne suffit pas. Ses 2,69 milliards de dollars, en hausse de 8 %, ont presque atteint les 2,71 milliards attendus; 1,8 milliard a été racheté et le programme de 3 milliards finira en février. Mais la gestion de fortune a déçu.

Santander présente la même tension. Le bénéfice sous-jacent a augmenté de 19 % grâce aux acquisitions britannique et américaine, mais les résultats plus faibles et provisions supérieures au Brésil ont pesé. Le titre a reculé malgré le dépassement du consensus.

Le risque souverain subsiste. BNP limite son exposition française à environ 19 milliards d’euros et rappelle que la France générait moins de 10 % du bénéfice avant impôt. La concentration est contenue, mais les rendements influencent financement, valorisations et crédit.

Il faudra voir si commissions, trading, fortune et diversification remplacent la baisse du moteur des taux sans forte hausse des provisions. Les résultats et rachats prouvent la rentabilité actuelle; les cours mixtes montrent que le marché juge qualité, origine et durée.