Les actifs brésiliens ont chuté à l’étranger avant l’ouverture locale après la réélection de Luiz Inácio Lula da Silva pour un quatrième mandat. C’était une réaction initiale à un résultat contraire aux positions de nombreux investisseurs après le premier tour.
L’ETF américain EWZ, lié aux actions brésiliennes, perdait 26,74 % en préouverture. Il valait environ 31,20 dollars à 7 heures à Brasília, contre 42,59 vendredi. Les cours de préouverture peuvent être peu liquides.
À Chicago, le futur novembre du real baissait de plus de 10 %. À 0,1788 dollar par real, il impliquait 5,5846 reais par dollar, 11,9 % au-dessus de la clôture commerciale. C’était un indicateur futur extérieur, non le spot local.
Les données avaient été recueillies avant l’ouverture et publiées avec retard. Elles montraient direction et ampleur du premier ajustement, sans déterminer les clôtures du dollar, de l’Ibovespa ou des taux après arrivée de la liquidité locale.
Les analystes reliaient le choc au dénouement de paris sur une victoire de Flávio Bolsonaro et une politique budgétaire plus stricte. Lula a obtenu 51,79 % des voix valides contre 48,21 %, inversant l’avantage du premier tour.
L’incertitude budgétaire et institutionnelle élevait la prime, mais les lectures divergeaient. Certains prévoyaient une pression durable; d’autres estimaient que taux réels, matières premières et Congrès conservateur attireraient des acheteurs.
Les projections restaient conditionnelles. Une maison prévoyait 1,3 % de croissance en 2027, inflation persistante, moins de baisses de Selic et un dollar vers 5,40 reais. Ce sont des scénarios, pas des résultats acquis.
Les preuves décisives seront la clôture locale, les nominations, le budget 2027 et les mesures budgétaires. Les prix étrangers signalaient un choc extrême, sans prouver une dévaluation permanente ni toute la trajectoire du mandat.