Le Premier ministre australien Anthony Albanese prévoit de demander aux dirigeants des États et territoires d’adopter une norme nationale sur l’intelligence artificielle lors du cabinet national du 26 août. Le projet doit attirer les investissements mondiaux dans l’IA et les centres de données.
La norme devrait imposer aux centres de données des obligations minimales sur l’eau et l’énergie. Elle traiterait aussi des pratiques d’entraînement liées au droit d’auteur et à la sécurité, reliant les exigences physiques à la gouvernance du développement de l’IA.
Albanese juge l’acceptation publique essentielle car les grands centres d’entraînement consomment beaucoup d’électricité et d’eau. Ses critères sont de ne pas augmenter les factures des ménages, de préserver la sécurité hydrique et de choisir des sites adaptés.
Ces garde-fous sont des engagements à négocier, non des résultats garantis. Le cabinet national doit encore parvenir à un accord et les détails d’application détermineront comment les obligations seront mesurées, imposées et coordonnées entre juridictions.
Le gouvernement veut faire de l’Australie un partenaire d’infrastructure d’IA pour l’Asie-Pacifique grâce aux Five Eyes, à sa stabilité institutionnelle et à son cadre d’investissement. Les centres locaux sont liés à la souveraineté, la sécurité, la science, la productivité et la résilience.
Accueillir de grands centres d’entraînement et développer des modèles de pointe doit conserver davantage de valeur économique, de capacités techniques et d’influence stratégique en Australie. Un bureau central de l’IA au sein du département du Premier ministre coordonnerait le plan.
Le Business Council of Australia avertit séparément que le niveau de vie dépend de davantage d’investissement et de productivité. Son directeur Bran Black classe le pays 21e sur 42 dans son indice compétitif et lance une feuille de route en 18 points.
Le conseil voit dans l’IA un moteur d’industries, d’emplois, de services et de productivité, tandis que le gouvernement insiste sur l’acceptabilité sociale et l’intérêt national. Le résultat dépendra de la norme finale, des capacités, des limites écologiques et des investisseurs.